GÎTES
“La vacance des valeurs produit la valeur des vacances”, l’aphorisme Edgar Morin nous transporte au cœur des gîtes qui séduisent une large clientèle par leur approche artisanale et segmentée du temps libre.
Hier on partait non pas à Corfou ou à Saint Domingue mais au « Club », traduisez au Club Méditerranée de Corfou ou de Saint Domingue pour couper de la réalité. S’évader. Se reconstruire.
Même scénario et nouvel exotisme avec les gîtes ruraux.
Une destination en soi
Dans un monde « internétisé », en manque de repères, à l’horizon noirci par la crise mondiale, « l’Homo Touristus » cherche la parenthèse, en cherchant à se retrouver avec quelques « initiés » dans un lieu préservé. Quitte à dormir dans des écuries. Des écuries, oui, mais pas n’importe lesquelles : celles du château de Beaulieu sont agencées dans un écrin de verdure et la décoration du lieu est signé Jean-Charles de Castelbajac !
Choisir de « co-giter » par exemple en famille, c’est affirmer un choix de consommation et cautionner une marque générique.
Des prix attractifs par région
On est pas bien là ? En France, en Lorraine, le prix moyen par personne pour une nuit en haute saison en gîte est de 17,10 euros. La Corse et le Poitou-Charentes sont les plus onéreuses, avec 45,90 euros et 32,50 euros la nuit en gîte. Le premier baromètre réalisé par Toprural.com, auprès de 8.900 établissements de tourisme rural en France, montre que les régions appliquent des tarifs variés quand il s’agit des gîtes, alors que les prix des chambres d’hôtes sont globalement homogènes sur tout le territoire. En haute saison, un Touriste doit compter en moyenne 26,10 euros par nuit pour se loger en gîte et 32,60 euros en chambre d’hôtes. Alors que les prix en gîte peuvent varier du simple à plus du double, les tarifs en chambres d’hôte enregistrent des variations de prix moins marquées.
Du sens, moins d’essence, des sensations
Le succès des gîtes dépasse l’hexagone. En Belgique, au Canada,… les vacanciers ont privilégié cet été les séjours de proximité, redécouvrant leur patrimoine culturel. Près de Paris par exemple, la Seine-et-Marne a lancé une campagne d’affichage, de presse et d’internet pour promouvoir son offre autour du château de Vaux le Vicomte, sa cité médiévale de Provins.
Les gîtes s’affirment en alternative à la consommation de masse. Ils permettent d’inscrire ses vacances dans le développement durable. Les gîtes contribuent à la valorisation et à la conservation du patrimoine et de l’environnement en milieu rural, participent au développement local.
« Et vos vacances prennent un autre sens », la signature des Gîtes Ruraux de France illustre bien cette promesse et cette offre alternative au tourisme qui a de l’avenir.